Interview de Selim (actuel Zulu) à l’Empreinte le 24 mars
Interview de Selim (actuel Zulu) à l’Empreinte le samedi 24 mars
Marie-Olympe Duponchelle: Comment s’est formé votre groupe ?
Joseph : Le groupe s’est formé tout simplement parce que j’avais écrit des chansons. J’ai rencontré Alexis le batteur, qui n’était pas là ce soir, il y a très longtemps déjà. Je l’avais vu jouer de la batterie. Ensuite j’ai fait une école de musique un peu plus tard. J’y ai rencontré Valentin [ndlr, le guitariste]. Et la veille d’un départ dans ma maison de campagne, j’ai fait une première répétition et j’ai rencontré Elise dans le studio d’un ami à nous. Ils sont cousins par alliance et on a joué comme ça ensemble un peu rapidement. On s’est dit : « Tu viens avec nous. » Et on s’est tous retrouvés dans ma maison de campagne.
Marie Ranieri : Et tout ça remonte à quand en fait ?
Joseph : Ça remonte à quatre-cinq ans déjà.
Marie Ranieri : C’est Elise ou Martine ?
Elise : Mon vrai nom, c’est Elise Blanchard. Mais mon nom de scène avec Selim parce qu’il n’y a qu’avec Selim que j’ai ce nom-là, c’est Martine Brasey. On a tous des noms de scène en fait, des personnages. Valentin, son nom de scène, c’est Dougray Colin.
Mélanie Bottin : Ça vient d’où Selim en fait ?
Joseph : C’est mon deuxième prénom à la base.
Marie Ranieri : Donc, c’est centré sur toi quand même ?
Joseph : Bein, à la base, c’est parti de moi et puis c’est devenu un groupe au fil du temps.
Marie Ranieri : Et les chansons, c’est toi qui les avais écrites ?
Joseph : Les chansons, en majeure partie, c’est moi qui les ai écrites mais on a coécrit quelques morceaux ensemble avec Valentin.
Marie Ranieri : Et le batteur, quel est son nom de scène ?
Valentin et Joseph : C’est l’Indien !
Marie Ranieri : Ce soir, il n’était pas là car il avait une autre date ? C’est ce que l’on nous a dit…
Valentin : Oui, c’est ça et il ne pouvait pas l’annuler.
Marie Ranieri : Et est-ce que c’est parce qu’il n’était pas là que vous n’avez pas fait le truc dans le noir avec les petites lumières sur les lunettes ? C’est dommage car c’est vraiment génial. J’avais dit aux élèves, « vous allez voir, il y a truc magique ! »
Elise : Non, en fait c’est parce que je les ai oubliées. C’est de ma faute…
Valentin : On en a perdues quelques-unes aussi !
Elise : On avait prévu de le faire, mais j’avoue j’ai oublié ! La dernière fois, j’ai oublié mon clavier aussi… Mais la prochaine fois, si vous venez, on sera au complet !
Marie Ranieri : En fait, moi, je vous ai vus à La Rochelle. Vous aviez été coachés par Prohom. Qu’est-ce que ça vous a apporté? Est-ce qu’il y a des choses que vous avez gardées
Valentin : On a gardé beaucoup beaucoup de choses- (à Elise) : Excuse-moi, je t’ai coupé la parole ?
Elise : Parce que dans les interviews, moi, je ne parle jamais. C’est toujours eux qui parlent. En tout cas, ça nous a apporté de la concision dans le set et un rythme aussi parce qu’on avait un peu l’habitude de faire des enchaînements de morceaux comme ça mais il n’y avait pas forcément de cohérence. Enfin, si, il y avait forcément une cohérence entre les morceaux mais le déroulement était moins-
Jospeh : Planifié-
Valentin : Prévu-
Joseph : En fait, il nous a structurés ! C’était comme s’il y avait beaucoup de matière, beaucoup de morceaux. Et il a dit : « Ah, celui-là, ça serait génial au début et puis celui-là à la fin… » Et puis, en fait, nous, ça nous a donné des repères sur scène qu’on avait moins ce soir parce que c’était un peu plus déroutant, c’était une autre formule. En gros, on a des repères. On sait comment on commence, comment on finit. On sait qu’au milieu on va éteindre. On a des petits rendez-vous qui nous permettent d’être plus à l’aise finalement. On y pense moins.
Marie Ranieri (à Elise): Il y avait la prof de chant qui t’avait demandé de pousser la voix je crois. Et donc là, ce soir, on le voyait bien, en tout cas par rapport à ce que moi, j’ai vu en janvier.
Elise : C’est possible ouais ! Elle est super, cette prof de chant ! Julia ! Elle nous a appris plein de choses. Mais vraiment, on a tiré profit de cette session !
Joseph : Ah ouais, complètement !
Elise : Les concerts qu’on a faits dernièrement sont complètement différents de ceux qu’on a faits avant.
Valentin : Les gens nous l’ont dit en plus. Le retour des gens, en tout cas, quand on est revenus à Paris après le Chantier des Francos. Aux deux premiers concerts qu’on a fait, les gens nous ont dit : « On voit la différence. » On joue beaucoup à Paris donc les gens nous avaient vus plusieurs fois. En tout cas, eux avaient trouvé que ça avait bien avancé. Le travail avec Philipe a vraiment porté ses fruits.
Joseph : Il a une bonne sensibilité. Il a une bonne énergie.
Dharvin Teeluck : Je voulais savoir comment vous définissez votre style de musique ? C’est rare qu’on n’entende ce genre de musique en fait…
Valentin : Bonne question !
Joseph : Moi, je dirais éclectique parce qu’il y a plusieurs influences. Et en fait, le lien, le fil conducteur, c’est la langue française, c’est le chant en français. On a des influences communes et des influences aussi assez différentes. Mais notre culture, c’est quand même vachement la culture anglo-saxonne aussi. Donc, ça fait un amas de choses un peu rock, certaines fois un peu plus électronique, en même temps le côté un peu plus groovy, le côté un peu plus lyrique, un peu plus chanson, et pourquoi pas aussi le côté hip hop, tu vois plein de choses différentes avec le chant pour donner une cohérence. Si on devait quand même classer, donner un nom à ce style, on pourrait dire : rock ! (rires)
Dharvin Teeluck : Pour faire simple…
Marie Ranieri : Et dernière question, est-ce que vous avez un CD qui sort ?
Joseph : En fait, on est en train de dealer avec une maison de disque en ce moment. Il est prévu normalement pour le 16 avril mais les contrats, et les machins, ça repousse certaines fois les choses donc en gros, la date officielle, c’était le 16 avril mais ça ne sera peut-être pas ça.
Valentin : Ça pourra être un peu plus tard…
Joseph : Dès que possible, on le sort. Il est fini. Il est prêt. On a la pochette.
Marie Ranieri : Vous avez déjà sélectionné le premier single ?
Joseph : Bein le morceau qui se dégage quand même le plus, c’est « L’infini ». Celui qu’on a fait en avant-dernier ce soir. Il y aussi « Le bal » avec la basse.
Marie Ranieri : Et « Les orgueilleux » aussi, non ?
Joseph : « Les orgueilleux », il n’est pas dessus.
Marie Ranieri : Ah bon ?
Valentin : Plus tard…
Joseph : En fait, « Les orgueilleux », on a commencé à le jouer après, quand l’enregistrement était terminé.
Elise : C’est un petit album. Il y a huit titres ?
Joseph : C’est un cinq titres.
Marie Ranieri : Et la chanson en anglais, elle y est ?
Joseph : Non.
Marie Ranieri : Le suivant est déjà prêt en fait ?
Valentin : Non ! Mais on en a quelques uns d’avance je pense…
Propos recueillis par Marie-Olympe Duponchelle, Mélanie Bottin, Dharvin Teeluck et Marie Ranieri.
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