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À PROPOS

Derrière un nom mystérieux se cache toujours une histoire. L’histoire de Ian Caulfield est de celles qu’on vit avec mélancolie.


Comme tout droit sorti d’un film de Gus Van Sant période Paranoïd Park ou encore de Tim Burton période Big Fish, c’est par sa voix rauque et juvénile, sa guitare, des boîtes à rythmes hip-hop et des synthés enfantins que ce jeune d’origine Rémoise nous conte ses romances de gamin rêveur et désabusé.

 

Touché par les sales gosses qui ont agité les années 1990, il n’est jamais bien loin de Kurt Cobain, qui
conduit le mouvement punk du nord des Etats-Unis, ainsi que des groupes de Britpop retentissant
Outre-Manche. Pape du sous-genre britannique, Damon Albarn transcende les époques en posant
sur Caulfield son empreinte, Blur et Gorilla confondus.
Sans basculer dans le genre, son écriture n’est pas sans rappeler les teintes sombres et saccadées du
rap de Nekfeu. Le musicien ne se limite cependant pas dans une temporalité restreinte, et s’applique
à faire vivre les histoires qu’il conte, rappelant au loin Souchon ou encore Brassens. Armé de sa
guitare, le grand enfant livre ainsi des rêveries qui sauront parler à chacun.
Comme sur une page blanche, Ian Caulfield gribouille le disque La Boule au Ventre avec un véritable
savoir-faire. Sur sa palette, une multitude de couleurs : le sentiment bête et amoureux, la nostalgie,

l’incertitude et autres monstres mélancoliques croisant sa route, brodés sur des boîtes à rythme hip-
hop et des synthés enfantins.

Grand amateur du septième art, le cinéma se fait fortement ressentir dans la musique du Rémois
d’origine. Le début des années 2000 donne naissance à Paranoïd Park de Gus Van Sant ou encore Big
Fish de Tim Burton, qui n’épargnent pas notre héros. Alliant un terrain de jeu avec l’autre, Ian
Caulfield attribue un film court à chaque titre de son EP.
La prétendue légèreté infantile apparait alors comme une clairvoyance qui échappe aux grands.
Pourquoi pas, puisqu’après tout, « les adultes, ils ont l'air tarés quand ils dorment la bouche ouverte,
mais pas les gosses. Les gosses ils sont quand même chouettes. Ils peuvent avoir en plus bavé sur

leur oreiller et ils sont quand même chouettes », soulignait Holden, le héros du best-seller L’Attrape-
Cœurs, de JD Salinger.

Comme évidents, les cinq premiers titres de Ian Caulfield, dont les singles « Pas Grand Chose » et «
Tu Me Manques » jaillissent, aboutis, notamment grâce aux compagnons de route de ce dernier : le
producteur Alexis Delong du groupe Inüit, Apollo Noir ou encore, et toujours, Benjamin Lebeau de
The Shoes. C’est sans plus tarder que l’on se joint à lui dans cette épopée où Ian Caulfield, déterminé,
s’est lancé. Où va-ton ? On ne sait pas, mais on y va.

 

ian caulfield
Site de l’artiste :