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Hina

HINA est un rappeur et auteur-compositeur franco-marocain à l’univers dense et personnel.
Dès l’enfance, il grandit bercé par les accords de la guitare de son père, avant d’intégrer le Conservatoire Jacques Ibert du 19e arrondissement de Paris, où il se forme au piano et à la guitare. Curieux et exigeant, il s’imprègne rapidement d’un large spectre musical : musique classique, baroque, jazz… Puis, plus tard, des sonorités nord-africaines et le rap viendront constituer son ossature identitaire artistique.

Après un premier morceau publié en 2019, la pandémie interrompt son élan. Ce moment de pause devient un temps de réflexion introspective : il renonce à son projet initial de devenir ingénieur du son pour se consacrer pleinement à la composition et à l’interprétation. Seul, il commence à écrire, enregistrer et produire, avec la volonté de faire entendre sa voix, dans un paysage musical parfois trop codifié.

HINA développe un univers intime et hybride, habité par une quête constante de vérité émotionnelle. Parmi ses influences, il cite SCH, Damso, Sofiane Saidi, Marcel Khalifé — des artistes qui, chacun à leur manière, brouillent les frontières musicales et culturelles.

Ce parcours s’incarne aujourd’hui dans le single « Parenthèse », coréalisé avec Abdellah « Mess » Messous, notamment producteur de Tif, Danyl, ZKR et Enesse. Leur rencontre est marquée par un sens commun du détail, de la musicalité exigeante et de la sincérité artistique. Ensemble, ils donnent vie à un morceau à la fois aéré, mélodique et profond, qui cristallise une forme de romantisme moderne.

« Parenthèse » est une chanson d’amour et de réinvention, un récit chanté-rappé à mi-chemin entre doute et confiance. HINA y parle de lui, mais aussi de celle qui devine ses failles, ses silences, ses élans. Le morceau évoque aussi la nécessité de ralentir, de trouver la force dans la vulnérabilité, de vivre pleinement dans l’incertitude, sans jamais renier ses attaches ni sa douceur. On y entend, en filigrane, un homme qui « avance seul sans garanties », mais toujours en quête d’harmonie.

Le morceau incarne un croisement de cultures fluide et assumé : entre français et arabe, entre textures acoustiques et rythmes inspirés du répertoire arabo-andalou. Une fusion qui ne cherche pas l’effet, mais la justesse.

Musicien accompli, HINA s’impose également par son interprétation à part. Expressive, nuancée, elle balance entre tons graves et aigus, entre tension retenue et apaisement. Avec sa signature vocale subtile, loin des standards dominants de la pop urbaine, HINA apporte un souffle nouveau dans un paysage musical hip-hop français.
Inscrit dans une nouvelle scène artistique mêlant rap et musique arabe traditionnelle, aux côtés d’artistes comme Saint Levant ou Tif, HINA revendique une posture libre, à la fois ancrée et mouvante. Il donne une voix à celles et ceux qui vivent entre plusieurs mondes, entre héritage et transformation.

Avec « Parenthèse », HINA signe une entrée en matière puissante et sensible. Une balade introspective où le rap épouse l’émotion brute, parmi les voix à surveiller de près sur la scène rap francophone. Quelques semaines plus tard, il dévoile « La Pente ». Avec ce nouveau titre, HINA veut montrer que remonter « La Pente » seul reste la plus grande des épreuves. C’est ce que l’on retrouve d’ailleurs dans la structure du titre, avec une intro aux airs de ballade, qui, progressivement, débouche sur une véritable tempête musicale et rythmée sur le refrain. Ce n’est pas un morceau de désespoir, mais une alerte lucide : un appel à s’aimer, à bien s’entourer, à apprendre sans relâche, même quand on fait « plein d’erreurs ».
Hina confirme une nouvelle fois son talent, avec ce single qu’il a intégralement écrit et composé, et qui n’a surtout rien à envier aux plus grands bangers du rap français, tant ses couplets sont riches et son refrain entêtant. Avec de nouveaux titres à venir en 2026, Hina est une révélation à découvrir sans attendre !