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Evénements pro

Les Matinales CNM/Sacem invitent French VIP : Louis DELAYRE - CONSTANCE AMIOT - ESTL

samedi 11 juillet
Café Pollen / 12:30 - 14:00
  • ParrainĂ© par
  • Logo : Centre National de la musique
  • Logo : SACEM
  • Logo : SPEDIDAM

📍Café Pollen
📆 le 11 juillet
🕦 de 12h30 à 14h00
📝 en entrée libre pour les accrédités café pollen

Depuis 2011, l’opération FRENCH VIP (Vanguard of Independent Publishers), initiée par la Sacem avec le CNM, la CSDEM, la SMACEM et Yacast accompagne et valorise pendant une année civile le travail de jeunes éditeurs indépendants et lors de grands rendez-vous musicaux (salons, festivals)

Louis Delayre – 12h30 – 12h50
Constance Amiot – 13h05 – 13h25
ESTL – 13h40 – 14h

Les artistes :

Artiste
LOUIS DELAYRE
Artiste

TSUGI « LA LANGUE FRANÇAISE TROUVE UN REMARQUABLE CHANT
D’ACTION ÉLECTRONIQUE »

FRANCOFANS : « SA VOIX AÉRIENNE, DÉLICATEMENT BRUTE QUAND ELLE
N’EST PAS VOILÉE, BRISE LES TRANSES ÉLECTRONIQUES ET SEMBLE
RALENTIR LES COURSES FOLLES DU MOMENT. »

Entre rudesse et fragilité et à travers une voix aérienne soigneusement détachée des ténèbres, Louis Delayre tisse un lien étroit entre musiques électroniques et chanson française.

L’artiste explore ses questionnements de jeune adulte et s’appuie sur des figures mythologiques pour mieux illustrer ses obsessions : les passions amoureuses, l’exploration de la dimension du rêve et la recherche de résilience dans un monde traversé de catastrophe écologiques.

Dans un torrent de texture Ă©lectroniques, l’artiste nous invite Ă  partager ses
insomnies, à chevaucher aux côtés de ses chimères et autres inventions
fantasmagoriques.

Artiste
Constance Amiot
Artiste

Le sujet de thèse de Constance Amiot en faculté de cinéma à Paris était « Quel est le rôle du soleil dans les westerns ? ». Qu’il soit du matin ou du soir, l’approche est jolie et perdure dans ces chansons qui respirent le voyage et les idées.
Les voyages justement ont bercé son enfance, née en Côte-d’Ivoire, grandi au Cameroun elle vit son adolescence dans le Maryland entre Washington et Philadelphie. C’est là à 16 ans, permis en poche, qu’elle écume volontiers les open-mics, pour jouer de sa guitare et raconter déjà ce qu’elle voyait ou ressentait. C’est aussi à ce moment-là (qui l’eut cru ?) que « Virus » groupe éphémère tendance Gun’s n Roses sévit. Puis c’est l’arrivée à Paris qu’elle ne connaissait guère, elle vit maintenant à Montparnasse qu’elle a chanté sur « 12éme parallèle », sans doute en train de chercher les traces d’Ernest Hemingway ou celles de Man Ray, fameux américains de Paris dont elle aurait pu devenir l’égérie. Puis s’ensuit un album auto-produit un peu par hasard : un de ses amis lui ayant dit avant qu’elle ne reparte aux Etats-Unis d’enregistrer ses chansons pour lui. Elle est restée. Whisperwood que l’on peut traduire par « la forêt des murmures » tape dans l’oreille du label Tôt ou Tard où elle enregistrera avec des pointures américaines l’album « Fairytale » en quelques jours. Elle qui n’a jamais décidé de devenir chanteuse fait alors partie de celles qui comptent, le cinéma pourra attendre. Pas la guitare, son instrument de liberté qu’elle a promené sur scène pour d’autres, de Magma à Patricia Kaas, éventail large s’il en est qui montre son talent avec six cordes sous les doigts. Aimer autant Paco de Lucia, Bob Dylan que Tracy Chapman laisse des traces ! De ses deux albums pour le jeune public au succès avéré, à ses musiques à l’image, nouveau territoire qu’elle se plaît à explorer, Constance Amiot aime « tout ce qu’elle a fait », animée par la même envie de se rapprocher de nos émotions. Mais, il était temps de retourner au format chansons qu’elle n’a jamais abandonné. C’est le travail en studio avec Jean-Christophe Urbain (Les Innocents) presque sous forme de jeu musical sur le titre « Wet Grass » qui lança la machine qui sommeillait dans le grand cahier à l’écriture ferme et aux ratures rares. Dans ces textes, il y a toujours de l’observation, comme un jour de neige sur le cimetière de Montparnasse dans « Turn it true » mais surtout elle part toujours quelque part en vrai ou en pensée et nous mets bien volontiers dans sa valise. « Nos actes laissent des éclaboussures » dit-elle, le temps s’il n’est pas une obsession est bien présent et voyage entre passé et futur et donne le La de la transformation « L’herbe renaît après l’été » dans « Wetgrass ». L’espoir et le courage sont des piliers de son dictionnaire qu’ils soient là pour épauler une amie « Hey there » ou pour se livrer façon pudique sur « Devant-nous ». Elle cherche et trouve dans son inspiration un angle propre qui lui donne une palette de contrastes unique parmi le grand orchestre des chanteurs.ses aux couleurs feu de bois.
Une fois encore Constance Amiot aura à répondre à cette question « Alors anglais ou français ? ». Pourquoi choisir, la langue vient comme ça sans prise de position mais avec le cœur et… sa musicalité propre « La langue est un instrument, plus percussive et mélodique en français » pourvu que sa folk s’y sente libre et entourée. Prêteuse, elle ouvre son cahier à d’autres auteurs ou compositeurs que ce soit le fidèle Jérôme Attal, le compositeur Renaud Fusain ou son complice Jean-Christophe Urbain. Elle reste toutefois la capitaine du navire qui l’emmène à travers les continents et les envies pour cet album « Chaud, solaire et intime » où l’on se balade dans les herbes folks qu’elle a semé en toutes saisons.

Olivier Bas

Artiste
ESTL
Artiste